Si tu veux rattraper à la course, les plus proches parents de la terre que sont la Lune et le Soleil, ce site n’est pas à la hauteur de ta suffisance comme de ton impatience. Va vers ces adeptes rêvant de vaincre la vitesse de la lumière et qui n’ont pas encore compris que partout vers ces espaces, il n’y a en définitive qu’invisibles et impalpables poussières.

If you want to catch up in the race with the closest relatives of Earth which are the Moon and the Sun, this site is not up to your pretence or your impatience. Go to these followers dreaming of overcoming the speed of light and who have not yet understood that everywhere towards these spaces, there is ultimately only invisible and impalpable dust.

Ce site est dédié aux maroon Toussaint Louverture, au déraciné Paul Panda Farnana et à l’oublié Thomas Sankara.

Parmi d’autres, comme Aimé Césaire ou le poète Senghor, ces trois personnages atypiques dans la forme, ont été sur le fond un des piliers de la pensée ayant plaidé l’immense souffrance et incompréhension ressentie par toute la race nègre face aux jugements partiaux et autres raisonnements dégradants, blessants du reste du monde, toujours d’actualité.

Les interprétations et amalgames datant des fils de Cham sur des sujets majeurs sont autant d’insultes que de véritables crimes culturels répandus et entretenus au cours de millénaires. Partout l’horrible a fini par supplanter le beau tant moralement que matériellement.

L’exemple d’écriture imposée par le blanc au temps des colonies, a massacré la souplesse phonétique de la parole utilisée depuis toujours par l’ensemble de la famille des quelques deux mille ethnies peuplant le continent africain. Assassinat pur et simple des langues, dialectes comme sous-dialectes déteignant sur tout le reste.

Pour l’heure, que tous les amoureux convertis aux beautés animistes de l’Afrique noire soient remerciés du sauvetage d’une telle richesse pas encore assez reconnue au niveau mondial comme prolongement vital d’existence pour des centaines de millions d’êtres humains et méritant d’être repris dans son ensemble comme patrimoine de l’humanité. Les influences extérieures destructrices ne sont pas à négliger face à la naturelle créativité de ces peuples. A la place de la main tendue de l’amitié sincère, l’occident a préféré continuer d’opter pour la pérennisation de la spéculation généralisée du marché des affaires, le libéralisme le plus sauvage, le plus primitif qui soit, surtout par des multinationales sans état d’âme.

Pillages, absence de tout scrupule, cupidité méritant reproches ont malgré tout participé à la préservation de millions d’objets témoins de nos origines profondes d’hominidés.

Depuis les Portugais présents à l’embouchure du Kongo au 14ème siècle jusqu’à Louis XVIII où on ne les trouvait que dans les cabinets de curiosités, toutes ces créations, par la bouche des occidentaux, ont été trop vite cataloguées « Art africain ». Étrangement aussi dans la même période que ces écoles de sculpture et de peinture naissantes, adversaires farouches du classicisme de l’antiquité, au peintre David.

Par des étrangers qui ont dévié de leurs vraies natures ces croyances pourtant plus intemporelles que toutes les autres religions pratiquées sur Terre, mensonges devenus de fait paroles d’Évangile, elles sont entrées de plein pied dans un rôle planétaire le plus stérile qui soit: les vitrines des musées, malheureusement un mal pour un bien, de nécessaire conservation.

Africain, quand loin de ton village, tu veux ressentir toute la vie qui s’y déroule, déballe précieusement la statue de tes ancêtres que tu as emmenée avec toi. Respire son odeur et la voix du tambour résonnera dans ta tête pour te rappeler à travers les enseignements de la tradition, ton parcours, sur les pistes de tes stages d’initiation.

This site is dedicated to the maroon Toussaint Louverture, the uprooted Paul Panda Farnana and the forgotten Thomas Sankara.

Among others, such as Aimé Césaire or the poet Senghor, these three atypical characters, are one of pillars of the thoughts pleading for the immense suffering and the misunderstanding felt by the entire Negro race in the face of biased judgments and other offensive degrading reasoning from the rest of the world, which is unfortunately still relevant.

The interpretations and amalgams of Cham’s sons on major subjects are as much insults as they are true cultural crimes spread over thousands of years. Everywhere the horrible has finally supplanted the beautiful, both morally and materially.

The example of the written language, imposed by the white man at the time of the colonies, has massacred the phonetic flexibility of the word used for ages by the whole family of the some two thousand ethnic groups populating the African continent. Assassination pure and simple of languages, dialects as sub-dialects blowing, with repercussions on everything else.

For the time being, let all lovers converted to the animist beauties of black Africa be thanked for the saving of such wealth, not yet sufficiently recognized at the world level as a vital extension of existence for hundreds of millions of human beings. They deserve to be taken up as full heritage of humanity. Destructive external influences are not to be neglected in the face of the natural creativity of these peoples. Instead of the outstretched hand of sincere friendship, the WESTERN WORLD has opted for the perpetuation of the generalized speculation of the business market, the wildest most primitive liberalism that exists, especially carried out without hesitation by multinationals.

Pillages, lack of all scruples, greed deserving criticism have nevertheless participated to the preservation of millions of objects, which are witnesses of our deep hominid origins.

From the Portuguese present at the mouth of the Kongo river in the 14th century to Louis XVIII where they were found only in cabinets of curiosities, all these creations, in the mouth of Westerners, were too quickly catalogued as “African Art” . Strangely also, it was in the same period as these emerging schools of sculptures and paintings, fierce opponents of the classicism of antiquity, that the classical painter David reigned.

Thanks to strangers who have deviated from their true nature the beliefs of the authors despite the fact that their beliefs are more timeless than all the other religions practiced on Earth, lies have become words of the Gospel. These works have entered into a planetary sterile role: museum windows. It is unfortunately an evil for a good, a necessary conservation.

African, when far from your village, you want to feel all the life that takes place there, carefully unpack the statue of your ancestors that you brought with you. Breathe its scent and the voice of the drum will resonate in your head to remind you through the teachings of tradition, your course, on the tracks of your initiations.

Luba au singulier – Baluba au pluriel

LES REMERCIEMENTS

Cette encyclopédie de la mémoire au-travers de mes pensées les plus profondes, va bien au-delà de simples remerciements envers tous ceux qui m’ont ouvert des pistes interminables sur des voies qui étaient très certainement déjà toutes tracées par je ne sais quelle force invisible.
Après plus de trois quarts de siècle de connaissances acquises, j’ai tenté d’en réaliser un début d’aboutissement au vu du couvercle de mon cercueil qui m’accompagne sous mon bras depuis peu et où les clous s’alignent comme des dominos.

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A mes arrière-arrière-grands-parents maternels, Huguenots fuyant les massacres en France suite à l’édit de Nantes. A Anvers en terre batave, ils prirent un bateau vers les Canaries. Ils dépassèrent les îles pour s’installer définitivement en Afrique du Sud, comme fabricants de chariots de trek et éleveurs de bœufs à bosse des Indes. Ils exploitèrent également une mine de rubis au pied d’une colline dans le Zoulouland, sous l’autorité et avec l’autorisation d’un chef Nguni Shaka qu’ils payèrent avec le lobolo (des bêtes à cornes). Ses demi-frères de l’épouse de « gauche » le firent assassiner traîtreusement en 1828 par des guerriers dont certains étaient d’origine Ama Ndébélé et Ndwandwe. Mes aïeux durent fuir la région malgré leur pratique de la langue courante et du langage des « click » chez les Mthethwa. A l’origine de leur périple, ils avaient remonté la rivière Tugela vers le nord-est, jusqu’à la MFolozi.
En 1830, revenus en Belgique, ils s’installèrent à Casteau-Mézières après avoir vendu tous leurs biens à de la famille restée dans la vallée du French Hoek (Transvaal). De leur condition d’émigrés, ils passèrent à immigrants, se répartirent et se fixèrent dans l’ensemble du Borinage. Le père de ma mère fut chef porion dans la mine de Bois-le-Duc et mourut d’une phtisie pulmonaire quelques semaines avant l’armistice de 1918. Poursuivi par des Hulans il se réfugiât toute une nuit dans une maison en ruine, dont la cave était remplie d’eau. Son épouse mourut de chagrin quelques temps après. Ma mère avait deux ans et fut élevée par les Carmélites et les Ursulines. Une tante reprit contact avec elle à sa majorité…elle avait les archives écrites de la famille et des objets personnels de ses parents.

 

A ma mère qui me cachait à la cave, en 1944-45 pendant les bombardements des V1 et qui me donnait pour me distraire, comme jouets, des objets d’Afrique qui traînaient dans les tiroirs, aussi parmi les outils de mon père. Toutes mes sorties avec elle, après la guerre, n’avaient qu’un seul lieu de détente avec ses amis et ses amies : le musée de Tervuren.

A mon grand-père paternel, plafonneur, moulurier doreur et peintre de fresques murales Tempéra, ami d’un Monsieur Van Opstael d’Anvers qui lui offrait chaque année, au nouvel an, un objet du Congo belge. Après la deuxième guerre mondiale, il reçut d’un membre de cette famille, une décapotable et une tente de camping pour service rendu. Une grande marque de reconnaissance, pour l’époque, à un ouvrier du bâtiment. Ma grand-mère était issue d’une grande famille austro-hongroise émigrée et ruinée après la guerre 1914-1918.

Ma rencontre avec le théosophe Marcel Hastir, artiste peintre (élève préféré de Jean Delville, symboliste et président des Rose-Croix), va changer ma vie. Également assistant de Constant Montald, créateur et réalisateur de la fresque de l’histoire de Belgique sous les colonnes du Cinquantenaire, Marcel fut pour moi une révélation due au hasard. Mon retour brutal de France, où je me destinais au bel art, parmi les Compagnons du Devoir de Liberté de la branche de Salomon, a été provoqué par l’obligation d’effectuer mon service militaire. Ayant un an de répit, je l’ai passé dans l’enceinte de l’exposition 1958 en construction, travaillant tantôt à la « Belgique Joyeuse », dans les structures des boules de l’Atomium ou à la pointe du génie civil. Mes quelques heures de liberté, je les passais à l’atelier, rue du Commerce chez Marcel. Il était ami de la reine Elisabeth par la musique. Cette dernière interviendra, sur sa cassette personnelle, à l’occasion de deux importantes opérations…mais contre toute attente, malheureusement Marcel garda une vue très affaiblie. Je le conduisais donc le soir chez cette dernière, lors de préparation de concerts. De 1957 à 2011 une très longue et discrète aventure.

Armée Classe ’59 – un drame dans mon esprit, Kamina – Luluabourg – Kongolo. Juin-juillet 1960 une véritable déchirure dans mon parcours de vie et déception de mes maîtres à la Cayenne, Ezra et Néhémie.

1961, le soleil africain comme disaient les coloniaux m’avait donné le coup de bambou. Les grandes grèves en Belgique ont été pour moi synonyme de désordre, de chaos et d’inquiétudes.
Caserne Dailly, Jean-Pierre Bonsen, agent de la sûreté militaire, arrange mon départ pour le Katanga avec Wilmes qui me parraine en tant qu’ancien parachutiste de nuit sur le territoire belge occupé. J’ai 20 ans.

A Moïse Tshombé, ses frères Jacques, Daniel, David et Anne, leur tante, (mariée à un portugais tenant leur commerce dans la grande rue de Kapanga) où adopté par la fratrie, je déposais mes trouvailles en toute sécurité au retour de mes missions au nord Katanga-sud Kasaï.
A leur oncle, le Mwant Yav (Mwata Yamvo), empereur des Ba Alunda chez qui j’avais l’autorisation exceptionnelle, comme blanc, d’aller et venir dans l’enceinte du palais de qui j’ai reçu des cadeaux sous forme de coiffures à cornes garnies de perles multicolores. Des « vacances » inoubliables au cœur d’une famille très hospitalière.

A Chef Muhona, le Tshofwé comptable de Moïse qui fit de moi un vrai guerrier. Au travers de 13 rites basés sur l’intégrité à tous les niveaux, on a éprouvé mon courage dans l’échange du sang marqué à la hauteur du nombril, la mythique fosse à serpents, le parcours sur les braises ardentes, les breuvages  pour la double vision dans le passé et vers le futur, sans oublier les herbes à fumer pour être protégé des maladies et des blessures par armes.  J’ai mérité mon nom Bantu « OHENGO MUNTU MWIMPE ».
Avril-mai 1961.

A l’adjudant Toupet, ancien officier de la F.P. (Force Publique) qui m’a aidé à Djobo, aux gorges du Tembo à sortir une défense d’éléphant cariée et immergée dans un marécage mortel pour tout pachyderme, mais aussi tout être humain s’y aventurant imprudemment.
Juin-juillet 1961.

A Chef Mulongo, territoire du même nom, sur le Lualaba à la frontière de Malemba N’Kulu. La pirogue peinte en jaune vif, les arcs, les flèches, les lances et ma visite sous serment dans une grotte au pied d’une chute vers Manono contenant des milliers de pièces de culte cachées depuis la nuit des temps et surtout pendant la période coloniale.
Fin juillet- mi août 1961.

A l’Adjudant Makito, ancien sergent de la force publique et ses précieux conseils au camp d’entraînement de Shinkolobwé où l’on m’avait placé à la tête d’une compagnie sans la moindre formation BEM.
Fin août – début septembre 1961 : (attaque de l’ONU 13 septembre 4 h:30 du matin)

Au Roi des Bayeké, Antoine Munongo à Bunkeya, son cadeau d’un siège Ashanti pour mes actions auprès de son fils Godefroid sur la route de Kasumbalesa durant les combats contre l’ONU. Fin septembre 1961 : idem sur la route E-ville / Jadotville (camp de KIBEMBE). De MUNTU MWIMPE, j’ai été rebaptisé par la garde rapprochée du ministre, en MAMBA.

A de Prémorel, célèbre chasseur et son gîte hôtel-restaurant à la limite du parc de Lupemba. Sa persuasion à me faire tirer un lion gravement handicapé et à son ami italien de Kolwezi qui en a taxidermisé la tête (que j’ai toujours en ma possession) …une course folle à travers le Katanga pour satisfaire un caprice d’adolescent.

Au grand Monsieur Jacques Seydel, pris d’une amitié soudaine à cause d’une atmosphère particulière, amitié qui dura de 1961 à 1977 et à sa brave épouse chez qui j’allais donner de la nourriture au gibier sorti des bois durant l’hiver, la fenêtre subrepticement ouverte à l’arrière de la maison située sur les hauteurs de Trois-Ponts.  Premier responsable de l’hydro-électrique et des barrages du Marinel au Katanga, même en temps de guerre sur les hauteurs de Kolwezi, il parlait souvent de tout cela à son ami banquier à la BBA d’E-Ville et de ses vives inquiétudes sur une éventuelle évacuation des Européens en cas de grave danger. Protéger les sites du Marinel (dans la région du Katanga) contre tout sabotage étant de sa responsabilité, tout comme son travail comme ingénieur à la centrale de Coo qui l’avait particulièrement fatigué. Le couple avait fait le tour du monde et tout visité via les bons soins des agences touristiques : c’était leur passion. Son unique prototype de médaille de commémoration du centenaire bancaire et sa maternité de la préhistoire africaine trouvée dans les millions de tonnes de roches remuées aux vallées de N’Zilo, ont été pour moi les plus beaux des cadeaux.

Lors d’une mission vers Mulungo-Kongolo-Manono, à ce Katangais anonyme, gardien de l’hôtel des chutes en l’absence du propriétaire, qui m’a fait traverser la LUFIRA au pied des cataractes de Kiubo où dans des amas de roches sur la rive, j’ai trouvé de petits objets d’une dynastie égyptienne : une Osiris à l’enfant dans les bras, un lézard sur un socle, un uræus à double cobra et un médaillon portrait de femme sculptée dans une pierre calcaire  (à l’image de sa bien-aimée ?)

Au père de Jean Defoing et ses relations à l’UMHK (Union Minière du Haut Katanga) qui m’a permis d’acheminer mes « bintous » achetés dans toutes les régions par l’A.M.I. (Agence Maritime Internationale) et dont le canal privé de la société me permettait d’accélérer mes envois en toute sécurité.

A ma cousine Monique qui réceptionnait tous mes envois qui s’accumulaient dans la maison familiale dans l’attente de mon retour.

Aux frères Hazan, en particulier Mardochée et leur longue expérience de l’Afrique, qui avec de l’or natif achetèrent le contenu d’une briqueterie en périphérie d’E-Ville pour participer à la construction de la cathédrale chrétienne de la ville. (Une autre époque).
Comme beaucoup d’autres, les objets qu’ils m’ont cédés gracieusement les rassuraient sur mon réflexe inflexible de ne revendre quoi que ce soit.

Au retour du Katanga. Dès 1963, mes nombreuses visites à Ath-Enghien chez le Baron Louis Empain qui à la mort de ma mère persuada mon père dans mon parcours en orphelinats de me placer dans une de ses institutions, sur les hauteurs d’Ottignies à Pro Juventute. Discipline de scouts-militaires /latin /grec/math avant l’heure. Serment de fidélité dans les ruines de Villers-la-Ville. Références morales : Erasme, Baden-Powell, Kipling, Don Bosco, etc.

A l’ancien officier de Tabora, Monsieur Suten et ses caisses d’objets Kuba et Kongo à la rue du Commerce chez Marcel Hastir.

Au géomètre, Monsieur O. Bouhon Tavigny de Stavelot, qui parcourut tout le Congo à pied (1903-1910) sur des milliers de kilomètres. Incroyable mais vrai ! Ses carnets manuscrits au pas à pas, son livre de tables de logarithmes, boussole, cartouchière, casque, canne-siège, objets, etc… prouvent l’héroïsme de ce travailleur inconnu et son sacrifice professionnel au début de la colonie.

A mon ami, Peter Jansen, anthropologue psychiatre, 30 ans d’Afrique, et mes peintures à l’huile en échange d’objets qui m’intéressaient. Nos après-midis inoubliables avenue Floréal à Uccle et nos visites à Tervuren.

A cet ami, conseiller et érudit, journaliste-chroniqueur-écrivain, Jo Gérard, pour qui l’Afrique noire était une branche culturelle, intimement liée aux dynasties égyptiennes nubiennes. Mes soirées, rue Dekens chez Emile Lecerf, Nols, Théo Lefèvre, où tous les sujets de conversation fusaient de la manière la plus diversifiée… comme celle sur le musée d’Egypte du Cinquantenaire qui interpellait par sa trop longue fermeture.

A Paul Vanden Boeynants, avant tout pour moi patron de « DACOR » et intime de mon beau-père directeur de l’école de Maréchalerie d’Anderlecht. Nos repas de midi sur le pouce, aux échaudoirs de l’abattoir avec les frites carbonnades les meilleures du monde. Son aide pour mes visites dans les coulisses du musée de Tervuren.

A Charlie de Pauw, et mes reproductions de tableaux à l’huile sur toile et bois de Jérôme Bosch et Breughel le jeune et l’ancien, pour décorer le salon de son bateau à Nice en échange d’objets africains.

A mon ami Jacques de Coene, ancien résident d’Afrique dont les parents tenaient un hôtel à E-Ville ( Lubumbachi) et ensuite à Usumbura (Burundi). Collectionneur à ses heures et en contact fréquent avec Jean Paul Barbier-Mueller, lui-même collectionneur bien connu dans le milieu des arts africains.

A Monsieur Chauveau, antiquaire réputé du Sablon à Bruxelles, qui me réservait tous les tambours tombés dans ses mains. Son masque caché de tous pendant une très longue période et accroché dans la cuisine, provenait de l’ethnie N’Bangdi, celle de Patrice Lumumba. Nos nombreuses matinées et après-midis dans la fameuse cuisine sous les étagères remplies de sacs de café non torréfié en prévision de la troisième guerre mondiale…

A Monsieur Gutt, au domaine d’Angoussart, en 1967-68 (évènements de La Sorbonne), sous le marronnier dans la pelouse en pente, les genoux couverts d’un tartan écossais assis et se balançant dans son fauteuil au rythme de ses paroles. Les paupières occultant pratiquement les yeux, ses judicieux conseils et remarques pertinentes pendant que je m’essuyais les cheveux après avoir plongé dans la piscine fermée et surélevée où le chlore avait décoloré un canapé et des fauteuils Louis XV d’époque.

A Monsieur Léon Lambert, que je faisais rire au téléphone, quand je lui disais : “j’arrive dans ton building à roulement à billes qui me donne le vertige” et d’où, au dernier étage, on voyait le toit des Ecuries Royales et le bronze de Léopold II sur son cheval.
Sur le bureau, il sortait du coffre des objets d’Afrique que nous analysions pendant toute une après-midi, entre-coupée de manière ininterrompue par la sonnerie du téléphone.

A Karl I Bond, à Bruxelles, qui dans le cadre d’une réunion de confrérie a été étonnemment surpris de me voir vivant, alors que je l’avais rencontré en Octobre 1961 à la frontière sud Kasaï – nord Katanga.
Sua –   Tshibaba   –    Tshitazu   –     Kalamba (A feu et à sang).

A Monsieur Van den Bergh, directeur de la sûreté Sud-Africaine, à Ndola Rhodésie, où en mains propres à l’aéroport, je lui ai remis des dossiers que m’avait confié Moïse Tshombé, fin décembre 1961. Parlant de mes aïeux au Transvaal, il me remit une vingtaine de pièces de monnaie « à l’antilope », à la « caravelle des migrants » et même des dollars de Hong Kong à l’effigie de la Reine d’Angleterre que j’ai toujours gardés précieusement.

A l’Ambassadeur rue Marie de Bourgogne, Monsieur Mutamba Tshampanga autour du bâton d’autorité de l’ethnie YEKE, tout un programme.
En son temps, une ambassade comme la case commune ouverte à tous, sous le sceau d’une réelle hospitalité !

A Prince Honoré N’Joya, fils parmi les fils du Roi du Cameroun à Foumbam.

 

 

A Salifu N’Joya,
A Omar Koda dit Lionel
A Perisciaca – PERE CIAKA
A Mamuda
A Adamu
A Jean-Pierre le Géant
Et à tous les autres de cette liste non-exhaustive dont j’ai croisé la route par ces forces qui alignent les planètes, ouvrent et ferment des passages indépendamment de notre volonté.

 

 

THE  THANKS

This encyclopedia of memory through my deepest thoughts, goes far beyond simple thanks to all those who opened endless tracks on paths that were most certainly already all traced by I do not know what invisible force.

After more than three quarters of a century of acquired knowledge, I tried to achieve a beginning of success in view of the cover of my coffin which accompanies me under my arm for some time and where the nails line up like dominoes .

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To my maternal great-great grandparents, Huguenots fleeing the massacres in France following the Edict of Nantes, in Antwerp on Batavian soil. They took a boat to the Canaries. They sailed past the islands to settle permanently in South Africa, as manufacturers of trekking carts and breeders of Indian hump oxen. They also operated a ruby ​​mine at the foot of a hill in Zoulouland, under the authority and with the authorization of a chief Nguni Shaka, whom they paid with the lobolo (horned beasts). His half-brothers of the “left” wife had him treacherously murdered in 1828 by warriors, some of whom were of Ama Ndebele and Ndwandwe origin. My ancestors had to flee the region despite their use of everyday language and the language of “clicks” among the Mthethwa. At the origin of their journey, they had ascended the Tugela river north-east, up to MFolozi.

In 1830, returning to Belgium, they settled in Casteau-Mézières after selling all their property to a family who stayed in the French Hoek valley (Transvaal). From their condition of emigrants, they became immigrants, distributed and settled in the whole Borinage region. My mother’s father was chief ‘porion’ (quarter-master) in the Bois-le-Duc mine and died of pulmonary phthisis a few weeks before the armistice of 1918. Pursued by Hulans he took refuge all night in a ruined house, in the cellar which was filled with water. His wife died of grief some time later. My mother was two years old and was raised by the Carmelites and the Ursulines. An aunt resumed contact with her when she came of age … she had written records of the family and her parents’ personal items.

To my mother who hid me in the cellar, in 1944-45 during the bombing of the V1 and who gave me as toys to distract myself, African objects lying in the drawers, also among my father’s tools. All my outings with her, after the war, had only one destination where we could relax with her friends: the Tervuren museum.

To my paternal grandfather, ceiling designer, gilding moulder and painter of mural Tempéra frescoes, friend of a Mr. Van Opstael from Antwerp who offered him an object from the Belgian Congo every year. After the Second World War, he received a convertible car and a camping tent from a member of this family for service rendered. A great mark of recognition, for the time, to a construction worker. My grandmother came from a large Austro-Hungarian family who emigrated, ruined after the 1914-1918 war.

My meeting with theosopher Marcel Hastir, painter (favorite pupil of Jean Delville, symbolist and president of the Rose-Croix), will change my life. Also assistant to Constant Montald, creator and author of the fresco of Belgian history under the columns of the fiftieth anniversary buildings (Cinquantenaire) in Brussels, Marcel was for me a revelation due to chance. My brutal return from France, where I was destined to work in the fine art, among the Companions of the Duty of Liberty of the branch of Solomon, was caused by the obligation to perform my military service. Having had a year of respite, I spent it within the confines of the 1958 exhibition under construction, sometimes working at the “Happy Belgium” quarter, in the structures of the Atomium balls or at the tower structure to civil engineering. My few hours of freedom, I spent in the workshop, rue du Commerce at Marcel’s. He was friends with Queen Elisabeth of Belgium through music. The latter will intervene, on her personal cassette, during two important surgical operations … but against all odds, unfortunately Marcel’s eyesight remained very weak. So, I drove him in the evening to the latter, when preparing concerts. From 1957 to 2011 a very long and discreet adventure.

Army Class ’59 – a drama in my mind, Kamina – Luluabourg – Kongolo. June-July 1960 a real tear in the course of my life and a disappointment of my masters at Cayenne, Ezra and Néhémie.

1961, the African sun, as the colonialists said, had kicked me with a bamboo. The great strikes in Belgium have been synonymous with disorder, chaos and anxiety for me.

At the Dailly barracks, Jean-Pierre Bonsen, military security agent, arranges my departure for Katanga with Wilmes who sponsors me as a former night paratrooper on occupied Belgian territory. I’m 20 years old.

To Moïse Tshombé, his brothers Jacques, Daniel, David and Anne, their aunt, (married to a Portuguese man running their business in the main street of Kapanga) where adopted by the siblings, I left my belongings safely when I returned from my missions to north Katanga-south Kasai.

To their uncle, the Mwant Yav (Mwata Yamvo), emperor of the Ba Alunda with whom I had exceptional permission, as white, to come and go within the palace grounds from which I received gifts in the form of horned hairstyles trimmed with multicolored pearls. An unforgettable “vacation” in the heart of a very hospitable family.

To Chef Muhona, the accounting Tshofwe of Moses who made me a real warrior. Through 13 rites based on integrity at all levels, I tested my courage in the exchange of marked blood at the level of the navel, the mythical snake pit, the walk on hot embers, drinks for the double vision in the past and towards the future, without forgetting smoking herbs to be protected from illnesses and injuries by weapons. I deserved my Bantu name “OHENGO MUNTU MWIMPE”.

April-May 1961.

To the adjutant Toupet, former officer of the FP (Public Force) who helped me in Djobo, in the Tembo gorges to take out a decayed elephant tusk, immersed in a swamp that had been deadly for all pachyderm, but also for all human beings recklessly venturing there.

June-July 1961.

In Chef Mulongo, territory of the same name, on the Lualaba on the border with Malemba N’Kulu. The canoe painted in bright yellow, the bows, the arrows, the spears and my visit under oath in a cave at the foot of a fall towards Manono containing thousands of pieces of worship hidden since the dawn of time and especially during the colonial period.

Late July-mid August 1961.

To Warrant Officer Makito, a former police sergeant, and his invaluable advice at the Shinkolobwe training camp, where I was placed at the head of a company without any BEM training.

Late August – early September 1961: (UN attack September 13 4:30 a.m.)

To the King of Bayeké, Antoine Munongo in Bunkeya, his gift of an Ashanti seat for my actions with his son Godefroid on the road to Kasumbalesa during the fighting against the UN. End of September 1961: ditto on the E-ville / Jadotville road (KIBEMBE camp). From MUNTU MWIMPE, I was renamed by the Minister’s bodyguard, to MAMBA.

Adrien de Prémorel, famous hunter and his hotel-restaurant lodging at the edge of Lupemba park. His persuasion to make me shoot a severely handicapped lion and his Italian friend from Kolwezi who taxidermized the head (which I still have in my possession) … a mad rush through Katanga to satisfy a teenage whim.

To the great Monsieur Jacques Seydel, taken with a sudden friendship because of a particular atmosphere, friendship which lasted from 1961 to 1977 and to his brave wife with whom I was going to give food to the game out of the woods during the winter , the surreptitiously open window at the rear of the house located on the heights of Trois-Ponts. First responsible for hydroelectricity and the Marinel dams in Katanga, even in wartime on the heights of Kolwezi, he often talked about all this to his friend banker at BBA of E-Ville and his deep concerns. on the possible evacuation of Europeans in the event of serious danger. Protecting the Marinel sites (in the Katanga region) against any sabotage was his responsibility, as was his job as an engineer at the Coo power station, which had made him particularly tired. The couple had traveled around the world and visited everything through the good care of tourist agencies: it was their passion. Her unique prototype of a medal commemorating the centenary of banking and her maternity of African prehistory found in the millions of tons of rock stirred in the valleys of N’Zilo, were for me the most beautiful gifts.

During a mission to Mulungo-Kongolo-Manono, to this anonymous Katangese, guardian of the hotel of the falls in the absence of the owner, who took me across the LUFIRA at the foot of the Kiubo cataracts where in clusters of rocks on the shore, I found small objects from an Egyptian dynasty: an Osiris with a child in his arms, a lizard on a base, a double cobra urea and a medallion portrait of a woman carved in limestone (like his beloved?)

To Jean Defoing’s father and his relations with the UMHK (Union Minière du Haut Katanga) who allowed me to send my “bintous” bought in all regions by A.M.I. (International Maritime Agency) and whose private company channel allowed me to speed up my shipments safely.

To my cousin Monique who received all my shipments that accumulated in the family home while waiting for my return.

To the Hazan brothers, in particular Mordecai and their long experience of Africa, who with native gold bought the contents of a brickyard on the outskirts of E-Ville to participate in the construction of the city’s Christian cathedral. (Another era).

Like many others, the items they graciously gave me reassured them of my unyielding reflex not to resell anything.

On the return from Katanga. As early as 1963, my numerous visits to Ath-Enghien with Baron Louis Empain who, on the death of my mother, persuaded my father to stop my journey through orphanages and to place me in one of his institutions, on the heights of Ottignies at Pro Juventute. Scouts-military / latin / greek / math discipline before the hour. Loyalty oath in the ruins of Villers-la-Ville. Moral references: Erasmus, Baden-Powell, Kipling, Don Bosco, etc.

To the former Tabora officer, Mr. Suten and his boxes of Kuba and Kongo objects at rue du Commerce, at Marcel Hastir’s.

To the surveyor, Mr. O. Bouhon Tavigny de Stavelot, who traveled all over the Congo on foot (1903-1910) over thousands of kilometers. Incredible but true ! His step-by-step handwritten notebooks, his book of logarithm tables, compass, cartridge belt, helmet, cane-seat, objects, etc. prove the heroism of this unknown worker and his professional sacrifice at the start of the colony.

To my friend, Peter Jansen, anthropologist and psychiatrist, 30 years inAfrica, and my oil paintings in exchange for objects that interested me. Our unforgettable afternoons on avenue Floréal in Uccle and our visits to Tervuren.

To this friend, adviser and scholar, journalist-columnist-writer, Jo Gérard, for whom black Africa was a cultural branch, intimately linked to the Egyptian Nubian dynasties. My evenings, rue Dekens at Emile Lecerf’s, Nols, Théo Lefèvre, where all the subjects of conversation were bursting out in the most diverse way … like that on the Egyptian museum of the fiftieth anniversary which challenged by its too long closure.

To Paul Vanden Boeynants, first of all for me, owner of “DACOR” sausages and close friend of my stepfather, director of the Anderlecht farrier school. Our midday meals on the go, in the slaughterhouse with the best meat stew and fries in the world. Her help with my behind-the-scenes visits to the Tervuren Museum.

To Charly de Pauw, and my reproductions of oil paintings on canvas and wood by Jérôme Bosch and Breughel the young and the old, to decorate the living room of his boat in Nice in exchange for African objects.

To my friend Jacques de Coene, a former resident of Africa whose parents ran a hotel in E-Ville (Lubumbachi) and then in Usumbura (Burundi). A collector in his spare time and in frequent contact with Jean Paul Barbier-Mueller, himself a well-known collector in the world of African arts.

 

 

To Monsieur Chauveau, renowned antique dealer at the Sablon in Brussels, who kept all the drums that fell in his hands for me. His mask, hidden from everyone for a very long time and hanging in the kitchen, came from the N’Bangdi ethnic group, that of Patrice Lumumba. Our many mornings and afternoons in the famous kitchen under the shelves filled with bags of unroasted coffee in anticipation of the third world war…

To Monsieur Gutt, at the Angoussart estate, in 1967-68 (La Sorbonne events), under the chestnut tree in the sloping lawn, his knees covered with a Scottish tartan seated and swinging in his armchair to the rhythm of his words . The eyelids practically obscuring the eyes, his wise advice and relevant remarks while I wiped my hair after diving into the closed and raised swimming pool where chlorine had discolored a sofa and Louis XV armchairs.

To Mr. Léon Lambert, whom I made laugh on the phone, when I said to him: “I arrive in your ball-bearing building which makes me dizzy” and from where, on the top floor, we could see the roof of the Royal Stables and the bronze of Leopold II on his horse.

On the desk, he displayed African objects out of the trunk, that we analyzed for a whole afternoon, interrupted non-stop by the ringing of the phone.

To Karl I Bond, in Brussels, who as part of a brotherhood meeting was surprised to see me alive, after I met him in October 1961 on the southern Kasai – northern Katanga border.

Sua – Tshibaba – Tshitazu – Kalamba (Fire and blood).

To Mr. Van den Bergh, director of South African security, at Ndola Rhodesia, where at the airport, I personally gave him files that Moïse Tshombé had entrusted to me, at the end of December 1961. Speaking of my ancestors at Transvaal, he gave me twenty coins with “ the antelope”, the “caravel of migrants” and even Hong Kong dollars bearing the image of the Queen of England that I have always kept preciously.

The Ambassador rue Marie de Bourgogne, Mr. Mutamba Tshampanga with the stick of authority of the YEKE ethnic group, a whole program.

In its time, an embassy like the common hut open to all, under the seal of real hospitality!

To Prince Honoré N’Joya, son among the sons of the King of Cameroon at Foumbam.

To Salifu N’Joya,

To Omar Koda dit Lionel

In Perisciaca – FATHER CIAKA

In Mamuda

In Adamu

To Jean-Pierre the Giant

And to all the others on this non-exhaustive list whose path I crossed by these forces which align the planets, open and close passages regardless of our will.

 

 

Avant que tu ne quittes les pistes sur lesquelles tu as circulé parmi les ethnies, laisse la trace de ton passage par quelques bonnes pensées dans le panier du visiteur. A bientôt que le monde des esprits te protège.

Si tu désires que l’on te recontacte, concernant un complément pour ta culture générale, laisse-nous tes coordonnées complètes via le formulaire ci-dessous.

Amitiés OHENGO MUNTU MWIMPE
Tel : +32 485 64 78 70

 

Before you leave the tracks on which you have travelled among the ethnic groups, leave the trace of your passage with some good thoughts in the visitor’s basket. See you soon and may the world of spirits protect you.

If you wis us to contact you regarding a supplement for your general culture, please leave us your full contact details using the form below.

Friendly yours,
OHENGO MUNTU MWIMPE
Tel: +32 485 64 78 70

 

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Damien KAISER : Concepteur – Informaticien

Luc RIVET : Journaliste –  Traducteur

Maxime KAISER : Assistant préparateur

OHENGO MUNTU MWIMPE : Photographie – Décor – responsable de l’ensemble du contenu

Damien KAISER: Designer – Computer scientist

Luc RIVET: Journalist – Translator

Maxime KAISER: Assistant preparer

OHENGO MUNTU MWIMPE: Photography – Decor – responsible for all content

FIN

THE END